Capgemini vend sa filiale aux États-Unis après un contrat avec ICE

Capgemini vend sa filiale aux États-Unis après un contrat avec ICE

Le géant français de l’informatique Capgemini se sépare de sa filiale aux États-Unis après que celle-ci a conclu un contrat avec ICE.

La multinationale française Capgemini met sa filiale américaine en vitrine. C’est ce qu’a décidé l’entreprise après une concertation au sein du conseil d’administration. Le processus de cession de la branche américaine commence immédiatement.

De connivence avec ICE

Capgemini prend cette décision après avoir été mis sous les feux de la rampe en France. Entre autres, le gouvernement français a exigé de la transparence. Aux États-Unis, la filiale américaine s’est en effet associée à ICE. La collaboration porte sur l’identification des étrangers, ainsi que sur leur traçage.

ICE, abréviation de Immigration Customs Enforcement, est une force de police fédérale utilisée par le président Trump pour poursuivre son programme en matière d’immigration. L’agence a connu une croissance de 120 % en peu de temps, principalement avec des agents peu formés. Ces 22 000 agents d’ICE, généralement lourdement armés, mènent des raids aux États-Unis avec peu de restrictions opérationnelles. Les agents d’ICE ont déjà abattu deux citoyens américains qui protestaient, à chaque fois à courte distance et sans justification claire.

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Aux États-Unis mêmes et dans le monde entier, les raids et la répression brutale des citoyens par ICE suscitent l’indignation. Dans ce contexte, Capgemini a dû justifier la collaboration de sa filiale avec ICE.

Contrôle insuffisant

Capgemini constate maintenant qu’en raison des restrictions de la législation américaine sur les contrats fédéraux, elle ne peut pas exercer un contrôle suffisant sur sa filiale. Étant donné qu’il n’est donc pas possible de garantir la conformité avec les objectifs du groupe Capgemini, la branche est scindée.

Capgemini souligne encore que la filiale américaine représente 0,4 % de son chiffre d’affaires mondial en 2025, et moins de deux pour cent du chiffre d’affaires total aux États-Unis.