Itdaily - Cloud européen à forte teinte belge : Combell, delaware et imec unissent leurs forces

Cloud européen à forte teinte belge : Combell, delaware et imec unissent leurs forces

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Trois partenaires technologiques belges, Combell (team.blue), delaware et imec, unissent leurs forces pour aider les organisations à garder le contrôle de leurs coûts d’IA et de leurs données grâce à l’European Sovereign AI Cloud.

Les travailleurs utilisent de plus en plus l’intelligence artificielle, mais les entreprises perdent la maîtrise des coûts et de la gestion des données. Combell, delaware et imec signent une lettre d’intention pour lancer ensemble une nouvelle European Sovereign AI Cloud (ESAI). Les partenaires décrivent cette nouvelle offre comme une infrastructure d’IA privée en Europe, qui aide les organisations à choisir leurs propres modèles d’IA et à garder les données sensibles au sein de leur propre juridiction.

L’usage de l’IA croît plus vite que le contrôle qui l’encadre. Près de la moitié des travailleurs utilisent l’IA générative via des comptes personnels, tandis que plus d’un tiers des organisations ne vérifient pas le budget consacré à l’IA. Le bureau d’études Gartner prévoit que d’ici 2028, les coûts des agents d’IA seront cinq fois supérieurs à ceux d’aujourd’hui. 

Bart Van Kerkhoven, partner chez la société de conseil IT delaware, souligne l’importance d’une alternative sûre : « Les coûts d’IA peuvent grimper sans qu’on s’en aperçoive, tandis que les données échappent au contrôle de l’entreprise. Interdire sans proposer d’alternative n’est pas une réponse réaliste. »

Une infrastructure d’IA maîtrisée

L’environnement ESAI repose sur trois piliers, chaque partenaire en portant un : la gouvernance de l’IA pour delaware, la capacité GPU pour Combell dans des datacenters européens et l’optimisation des modèles pour imec. La passerelle d’IA de delaware sert de point d’accès central pour toutes les requêtes d’IA. Elle peut supprimer les données personnelles, surveiller les budgets par équipe et conserver des journaux d’audit, ce qui permet aux organisations de respecter des réglementations telles que l’AI Act, NIS2 et DORA.

« La passerelle ajoute une couche de contrôle sans remplacer les services d’IA existants », explique Benjamin Jacobs, director chez delaware. « Les clients peuvent utiliser l’infrastructure pour des workloads qui exigent sensibilité, échelle ou prévisibilité. » La solution s’appuie sur des collaborations antérieures. Jacobs a été CTO chez Combell et a dirigé Sentia, une spin-off rachetée par delaware.

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(de g. à d. : Simon Van der Heyden, Combell – Benjamin Jacobs, delaware – Bart Van Kerkhoven, delaware – Steven Latré, imec – Jonas Dhaenens, team.blue)

Des GPU dans des datacenters européens

Combell fournit des serveurs GPU dédiés dans des datacenters européens, gérés par ses propres équipes. « Les clients veulent savoir où tourne leur IA et combien cela coûte », déclare Simon Van der Heyden, managing director de Combell. « Notre réponse : une capacité prévisible dans des datacenters européens certifiés, proches des processus de l’entreprise. » 

Jonas Dhaenens, fondateur de team.blue (la maison mère de Combell), ajoute : « De nombreux clients nous confient déjà une infrastructure critique. Pour l’IA, ils attendent la même fiabilité : une gestion 24h/24 et 7j/7, des coûts prévisibles et des données sous juridiction européenne. »

Kenneth Deviaene, Solution Sales Representative chez Combell, avait déjà indiqué lors d’une table ronde sur les datacenters organisée par ITdaily début de cette année que l’entreprise proposait du « GPU-as-a-Service » depuis des datacenters au Danemark. « Si nous devions les héberger en Belgique, le prix du service augmenterait », avait-il précisé.

Une optimisation sur mesure pour le client

Il y a encore imec. Le centre de recherche louvaniste évalue et optimise les modèles d’IA sur la base des workloads réels du client, plutôt que de benchmarks standard. Steven Latré, VP Artificial Intelligence chez imec, explique : « La souveraineté, c’est pouvoir choisir soi-même, mais ce choix ne doit pas relever de la devinette. Nous testons les modèles sur les propres documents et tâches du client via imec.aistack et nous optimisons leurs performances sur l’infrastructure. » 

Les trois partenaires visent une alternative crédible aux plateformes d’IA américaines et commencent par des évaluations chez les clients pour cartographier leur usage de l’IA. Les premières discussions avec des entreprises intéressées sont en cours. Pour les organisations qui prennent au sérieux les coûts d’IA et la gestion des données, l’ESAI offre une solution structurelle  dans un contexte européen.