Huawei veut faire oublier Nvidia avec ses « superclusters »

Huawei veut faire oublier Nvidia avec ses « superclusters »

Huawei dévoile une nouvelle technologie capable de connecter jusqu’à 15 000 GPU entre eux. Maintenant que la Chine ferme ses portes à Nvidia, Huawei veut capitaliser sur cette opportunité.

Huawei organise cette semaine un grand événement à Shanghai. Le timing ne pouvait pas mieux tomber pour Huawei. Cette semaine, le gouvernement chinois a imposé une interdiction d’achat de puces Nvidia, et Huawei se trouve justement être l’une des entreprises qui espèrent pouvoir remplacer Nvidia sur le marché domestique. Elle veut y parvenir avec ses propres puces, mais aussi avec une technologie permettant une meilleure collaboration entre elles.

La nouvelle arme secrète de Huawei s’appelle SuperPoD Interconnect : une technologie permettant d’assembler des GPU en « superclusters ». Selon Eric Xu, président tournant de Huawei qui a donné la keynote, SuperPoD peut connecter jusqu’à 15 000 GPU ensemble, de préférence les puces Ascend propriétaires de Huawei. SuperPoD constitue une alternative directe au NVLink de Nvidia.

L’union fait la force

Avec SuperPoD, Huawei veut corriger certaines lacunes de sa propre infrastructure de puces. Les puces Ascend sont encore loin d’être aussi puissantes que ce que Nvidia propose, même pas les puces « adaptées » pour le marché chinois. De plus, la stabilité semble également poser problème pour l’infrastructure Ascend.

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Maintenant que le gouvernement chinois ferme lui-même la porte à Nvidia, il revient aux acteurs nationaux comme Huawei de combler ce vide. Il faudra encore attendre la première « puce miracle » chinoise. En « clusterisant » les puces, les utilisateurs obtiennent accès à davantage de puissance de calcul, nécessaire pour l’entraînement et la montée en charge des systèmes d’IA.