Emma introduit l’infrastructure-as-prompt comme une nouvelle façon de gérer l’infrastructure : décrire ce que vous voulez doit suffire pour configurer une infrastructure multi-cloud.
Emma introduit avec l’infrastructure-as-prompt (IaP) le successeur de l’infrastructure-as-code. Selon l’entreprise, les ingénieurs n’ont plus qu’à décrire le résultat souhaité, après quoi Emma traduit cette intention en une infrastructure opérationnelle sur différents clouds, environnements IA, réseaux et systèmes sur site.
Emma ne positionne explicitement pas l’IaP comme un chatbot pour le cloud. Selon l’entreprise, il s’agit d’un changement de gestion : s’éloigner de la configuration manuelle et des outils par fournisseur pour s’orienter vers un modèle où l’intention opérationnelle est centrale et où le résultat est orchestré automatiquement.
L’entreprise elle-même se décrit comme une plateforme d’opérations cloud pour l’infrastructure distribuée. Emma assure ainsi l’accès, le déploiement, la gouvernance, l’orchestration et la visibilité des coûts sur les hyperscalers, les clouds régionaux et souverains, les fournisseurs d’IA et les environnements sur site.
L’IaP selon Emma
L’infrastructure-as-prompt doit permettre de décrire l’infrastructure en langage courant. Un ingénieur peut, par exemple, indiquer qu’une charge de travail d’IA doit s’exécuter avec la meilleure combinaison de coût, de performance et de conformité. Emma convertit ensuite cette demande en actions concrètes auprès de différents fournisseurs.
Selon l’entreprise, cela ne s’arrête pas là. Emma affirme qu’elle déploie également les charges de travail de manière efficace, achemine les données via son propre réseau cross-cloud et continue d’aligner les décisions de placement sur les politiques. C’est là que réside, selon l’entreprise, la principale différence avec les outils de génération de code : Emma ne génère pas seulement la configuration, mais gère et exploite également l’infrastructure par la suite.
Pourquoi Emma ?
L’entreprise luxembourgeoise Emma avance trois raisons pour lesquelles elle s’estime bien placée pour proposer l’IaP. La première est un réseau privé cross-cloud de 400 Gbps. Ce réseau doit permettre aux données de circuler entre les fournisseurs sans avoir recours par défaut à l’internet public.
Deuxièmement, l’entreprise peut se targuer d’une couverture existante sur plus de quinze fournisseurs. Il s’agit d’hyperscalers, de clouds souverains, de fournisseurs optimisés pour l’IA et de systèmes sur site.
Enfin, Emma se vante de sa neutralité commerciale. Le spécialiste autoproclamé de l’IaP ne possède pas de clouds propres et affirme ne recevoir aucune commission de placement. Par conséquent, les décisions relatives aux charges de travail sont basées sur la performance, le coût, la conformité et la souveraineté, et non sur les intérêts économiques d’un fournisseur.
