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Près de la moitié des dirigeants belges utilisent l’IA en secret

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Près de la moitié des dirigeants belges utilisent l’intelligence artificielle au travail sans l’autorisation de la direction. De plus, 18 % utilisent même des outils qui n’ont pas été approuvés.

L’essor de l’intelligence artificielle dans le monde des affaires est indéniable. Une étude d’Inetum révèle que 68 % des dirigeants belges utilisent déjà activement l’IA, mais souvent en dehors des cadres officiels. Ce que l’on appelle la « shadow AI » met non seulement la gouvernance sous pression, mais augmente également les risques de cybersécurité.

En peu de temps, l’IA est devenue un instrument indispensable dans le monde des affaires en Belgique. L’étude montre que 68 % des dirigeants utilisent désormais cette technologie, avec un pic de 76 % dans les entreprises de plus de 250 employés. Les jeunes dirigeants (de moins de 45 ans) utilisent particulièrement l’IA de manière fréquente : 30 % le font quotidiennement.

L’IA en secret

Les avantages sont évidents : 75 % constatent une augmentation de la productivité, tandis que 64 % ressentent une amélioration des conditions de travail. Pourtant, un quart des utilisateurs ne ressent aucun impact, ce qui suggère que l’IA est encore souvent utilisée pour des tâches simples.

Malgré une adoption généralisée, la shadow AI reste un problème structurel. 47 % des dirigeants utilisent l’IA à l’insu de la direction, tandis que 18 % utilisent même des outils non approuvés. Chez les jeunes dirigeants, ce dernier chiffre grimpe à 27 %. Parallèlement, six dirigeants sur dix s’inquiètent des cyberattaques, un risque que la shadow AI ne fait qu’accentuer.

La shadow AI perturbe la politique et la sécurité de l’entreprise

La popularité de l’IA en secret n’est pas seulement une question de gouvernance, mais aussi un risque pour la cybersécurité. Une utilisation incontrôlée de l’IA peut entraîner des fuites de données, l’usage de logiciels non approuvés et des erreurs imprévisibles dans les processus critiques de l’entreprise. Selon Inetum, de nombreux employés utilisent l’IA principalement pour des tâches de routine comme la réécriture d’e-mails ou le résumé de réunions, alors que la véritable valeur ajoutée réside dans des applications stratégiques telles que l’aide à la décision et le partage des connaissances.

La discrepance entre l’utilisation et le soutien officiel est frappante. Dans les moyennes entreprises (10 à 250 employés), 55 % utilisent même l’IA en secret, ce qui souligne la nécessité de directives d’entreprise robustes. « L’utilisation de l’IA doit être encouragée, mais dans des limites sûres », déclare Jouri Goos, Head of Consulting chez Inetum Belgique.

Pour exploiter les avantages de l’IA sans accroître les risques, Inetum donne cinq conseils simples. Premièrement, la sécurité de base doit être en ordre, avec une authentification multifactorielle pour bloquer les accès indésirables. De plus, les droits d’accès doivent être strictement limités pour éviter les fuites de données. Le contrôle des résultats de l’IA est essentiel pour éviter les erreurs et les informations obsolètes, en particulier pour les décisions stratégiques.