Les chatbots tiers sont de nouveau les bienvenus sur WhatsApp, à condition de payer un droit d’accès. Avec ces mesures, Meta espère éviter une enquête de la Commission européenne.
En octobre, Meta a pris une mesure drastique : les chatbots n’étaient plus les bienvenus sur l’application de messagerie WhatsApp, à l’exception de son propre Meta AI. Sous la pression de la Commission européenne, Meta revient partiellement sur cette décision. Les parties tierces peuvent à nouveau proposer leurs chatbots, mais doivent rémunérer Meta par utilisation.
Depuis le 15 janvier, les chatbots tiers étaient exclus de WhatsApp. Par une modification des conditions d’utilisation, Meta avait fermé WhatsApp Business aux chatbots externes. Les entreprises peuvent lier des chatbots à WhatsApp pour interagir avec les clients. Cela entraînait une charge sur l’infrastructure, sans que Meta ne reçoive rien en retour. Meta autorise désormais à nouveau les chatbots, à condition qu’un droit d’accès soit payé.
L’Europe dit non
La décision intervient en partie sous la pression de la Commission européenne, qui n’a pas tardé à intervenir. La Commission a informé Meta que l’exclusion de tous les chatbots autres que le sien s’apparentait à un comportement anticoncurrentiel et a imposé des « mesures provisoires ». Le fait que WhatsApp soit de loin l’application de messagerie la plus utilisée dans l’UE a renforcé l’accusation.
Meta fait marche arrière et autorisera à nouveau les chatbots dans WhatsApp Business, et ce pour une durée de 12 mois. « Au cours des 12 prochains mois, nous prendrons en charge les chatbots d’IA générique utilisant l’API WhatsApp Business en Europe, en réponse au processus réglementaire de la Commission européenne. Nous pensons que cela rend toute intervention immédiate inutile, car cela donne à la Commission européenne le temps dont elle a besoin pour mener à bien son enquête », a écrit l’entreprise par e-mail à TechCrunch.
Cinq centimes par message
Cette fois, Meta veut obtenir quelque chose en échange. Les fournisseurs tiers souhaitant utiliser les API de WhatsApp devront payer un supplément. Les tarifs varient de cinq à treize centimes par message. Cela semble peu coûteux, mais la facture pour les entreprises peut rapidement grimper. Il reste à voir si cela convaincra ChatGPT et Copilot de revenir sur WhatsApp.
Il reste également à voir si Meta a réussi à convaincre la Commission européenne. La Commission déclare examiner attentivement les changements. Ce serait loin d’être la première fois que Meta se fait taper sur les doigts en Europe.
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