Itdaily - Six Belges sur dix utilisent l’IA, malgré la méfiance

Six Belges sur dix utilisent l’IA, malgré la méfiance

Six Belges sur dix utilisent l’IA, malgré la méfiance

Près de six employés belges sur dix utilisent des outils d’IA, même s’ils ne leur font pas entièrement confiance. Pourtant, l’IA leur fait gagner moins de temps qu’ailleurs dans le monde, selon l’Ipsos AI Monitor 2026.

Selon l’AI Monitor annuel du bureau d’études Ipsos, mené auprès de plus de 23 000 répondants dans 32 pays, il apparaît que la Belgique est à la traîne sur presque tous les indicateurs positifs de l’IA. Seuls 48 % des employés belges affirment que l’IA leur a fait gagner du temps au travail au cours de l’année écoulée. La moyenne mondiale s’élève à 62 %. Les données proviennent d’une enquête réalisée entre le 20 mars et le 3 avril 2026.

Confiance faible, utilisation élevée

Les Belges ne sont pas non plus particulièrement enthousiastes à l’égard de cette technologie. 36 % se disent excités par l’IA, tandis qu’autant de Belges indiquent être nerveux à son sujet. La Belgique suit ainsi la tendance typiquement européenne : les pays d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine sont nettement plus positifs. Dans ces régions, plus de 80 % des répondants estiment que l’IA présente plus d’avantages que d’inconvénients. En Belgique, ce chiffre n’est que de 41 %.

La confiance envers les entreprises d’IA est également faible. Seuls 38 % des Belges sont convaincus que les entreprises protègent leurs données personnelles via les applications d’IA. Cela rejoint une étude récente de Veeam, montrant que le fossé de confiance dans les données ralentit l’adoption de l’IA.

En ce qui concerne les perspectives d’avenir, la Belgique reste également modeste : trois Belges sur dix pensent que l’IA améliorera l’économie nationale, et seulement 17 % s’attendent à un effet positif sur le marché du travail.

Pourtant, le rapport illustre un contraste frappant. 59 % des Belges déclarent utiliser des outils d’IA malgré un manque de confiance totale. À peine 22 % font tellement confiance à l’IA qu’ils ne vérifient pas son travail.