Six mois après son introduction, la facturation électronique obligatoire en Belgique est largement appréciée par les entrepreneurs. Une étude montre que la majorité d’entre eux bénéficie d’une efficacité administrative et d’une tranquillité d’esprit, bien que la cybersécurité demeure un point d’attention majeur.
Six mois après l’introduction de la facturation électronique obligatoire pour les transactions B2B en Belgique, les premières évaluations sont remarquablement positives. Alors qu’il existait initialement une certaine appréhension, les entrepreneurs semblent désormais adopter massivement ce changement, selon une étude réalisée par iVOX pour le compte de Billit, une plateforme de facturation et d’administration numérique.
Bien que la Flandre semble être en tête, certaines études mettent également en évidence le retard accumulé. Une étude récente d’AFAS Software révèle qu’une entreprise belge sur cinq est en retard concernant la facturation électronique obligatoire.
Plus fluide que prévu
L’étude révèle que 82 % des répondants considèrent l’obligation de facturation électronique comme une bonne chose. Pour près de trois quarts d’entre eux, la transition s’est déroulée plus facilement que prévu, tandis que seulement 6 % ont indiqué avoir rencontré des difficultés lors de la mise en œuvre. Ainsi, les réticences initiales de nombreux entrepreneurs se sont rapidement dissipées.
Actuellement, 79 % se sentent tout à fait familiarisés avec le système de facturation électronique. Les entrepreneurs ne voient plus la numérisation comme une obligation imposée, mais comme une opportunité d’optimiser leurs processus administratifs. La structure centralisée et la vue d’ensemble des documents sont particulièrement perçues comme des atouts.
Amélioration des flux de trésorerie
La facturation numérique entraîne un gain de temps considérable : 60 % des entreprises gagnent du temps, un tiers d’entre elles économisant jusqu’à une heure par semaine et près de 3 % allant jusqu’à une journée de travail complète. De plus, 62 % envoient leurs factures plus rapidement et 66 % assurent un meilleur suivi des retards de paiement.
Cela profite à la santé financière et aux flux de trésorerie. Une étude réalisée l’année dernière a en effet montré que les PME en bonne santé financière sont plus enclines à adopter Peppol. Une autre étude affirme quant à elle que la moitié des PME belges constatent un gain de temps grâce à Peppol, tandis qu’un tiers subit une perte de temps.
Selon le fondateur de Billit, Tom Van Gaever, la simplification administrative apporte plus de tranquillité d’esprit et permet de se concentrer sur les activités de base de l’entreprise.
