Les organisations utilisent en moyenne sept outils de sécurité pour leur infrastructure critique, mais 68 pour cent n’ont pas de visibilité en temps réel sur l’ensemble de leurs appareils. Un arrêt non planifié coûte en moyenne 288.563 dollars par heure.
Palo Alto Networks a examiné le niveau de sécurité des usines, des réseaux énergétiques, des hôpitaux et des systèmes de transport. Le State of Critical Infrastructure Cybersecurity Report a interrogé 1.600 responsables IT d’organisations de plus de 1.000 collaborateurs, dans onze pays et cinq secteurs. Ces environnements reposent sur des technologies opérationnelles, des réseaux apparus bien avant que la visibilité sur chaque appareil devienne un objectif de conception. Désormais, la 5G et les applications d’IA viennent s’y ajouter.
Prolifération des outils
Les organisations combinent en moyenne sept systèmes de sécurité distincts. Pour 56 pour cent d’entre elles, cette prolifération entraîne aussi des coûts plus élevés. En moyenne, 23 pour cent des appareils ne sont pas gérés ou sont difficiles à surveiller, et pour 52 pour cent, cela s’explique par des équipements OT obsolètes.
Steven De Pauw, System Engineering Manager chez Palo Alto Networks, affirme que la cybersécurité des infrastructures critiques se trouve à un moment dangereux. Selon lui, 42 pour cent des personnes interrogées voient dans les systèmes qui ne peuvent plus être patchés le principal risque.
Près de six sur dix ont été confrontées à une violation grave au cours de l’année écoulée. Chez 49 pour cent, les incidents entraînent un arrêt non planifié. Le temps de réaction s’améliore toutefois : il y a un an, 56 pour cent mettaient des jours ou des semaines à traiter un incident, contre 35 pour cent aujourd’hui.
Frontier AI
Parmi les organisations, 95 pour cent s’inquiètent d’attaques menées avec les modèles d’IA les plus récents et les plus avancés. Dans le même temps, 91 pour cent s’attendent à ce que des solutions de sécurité pilotées par l’IA jouent un rôle dans la défense. Elles-mêmes n’en sont pas encore très loin : à peine 19 pour cent ont déployé l’IA dans quatre domaines opérationnels ou plus.
L’étude a été réalisée à la demande de Palo Alto Networks et menée par Sapio Research. Parmi les répondants, 39 pour cent viennent d’EMEA, 39 pour cent d’Asie-Pacifique et 22 pour cent d’Amérique du Nord. 40 pour cent travaillent dans l’industrie, 20 pour cent dans la santé et les sciences de la vie, 16 pour cent respectivement dans l’énergie et les services publics et dans le transport, et 8 pour cent dans l’administration publique.
