La Google Fitbit Air regroupe toutes vos statistiques de santé dans une seule application centrale. Ce bracelet léger (sans montre) se fait à peine remarquer, mais il est déjà très apprécié.
Google lance la Fitbit Air, un capteur d’activité sans écran qui regroupe vos statistiques de santé dans l’application Google Health. Nous l’appelons délibérément un capteur, car l’absence d’écran le place en dehors de la catégorie des montres de sport. Pourtant, il mesure tout ce qu’un sportif moyen souhaite savoir.
La Fitbit Air s’intègre parfaitement dans un environnement de bureau, où la santé au travail devient de plus en plus importante. Le bracelet motive à atteindre votre objectif de pas, tout en évitant les distractions : il n’y a pas d’écran qui s’allume ou affiche des notifications. Vous restez ainsi concentré sur votre travail, tandis que votre activité est mesurée en arrière-plan. Cédric et Katrien, membres de la rédaction, ont testé la Fitbit Air et l’application Google Health associée pendant deux semaines, et comparent ici leurs conclusions.
Le verdict ? Un bracelet confortable à un prix compétitif (99 euros TVA incluse), avec des points à améliorer concernant la détection automatique et l’accompagnement par l’IA. Katrien a examiné la Fitbit Air pendant quelques semaines avec l’application gratuite Google Health, tandis que Cédric a fait de même avec la version premium. Quelles sont les différences, et pourquoi devriez-vous l’adopter ou non ?
La Fitbit Air revient à 99,99 euros TVA incluse. Pour l’abonnement premium, vous payez 8,99 euros par mois ou 79,99 euros par an.
Avez-vous déjà vu ou utilisé une Fitbit Air auparavant ?
Katrien : Non, je n’en avais jamais porté, mais j’étais curieuse de l’essayer. J’utilise moi-même une montre connectée, donc avec un cadran. C’était une nouvelle découverte, mais il a fallu un temps d’adaptation.
Cédric : Je savais ce que c’était, car c’est une tendance que l’on voit de plus en plus. Whoop a lancé le mouvement à l’époque, mais cela coûte plus de 200 euros par an. C’est un budget élevé. J’étais donc curieux. Le fait que la Fitbit Air soit annoncée à un prix compétitif a suscité mon intérêt.
Qu’avez-vous ressenti en portant un bracelet plutôt qu’une montre ?
Katrien : En fait, ce n’est pas étrange, car c’est un bracelet si léger qu’on oublie vite que l’on porte quelque chose au poignet. En remplacement de ma montre, il faut s’habituer, car il n’y a pas d’écran à regarder.

Cédric : Bien qu’il s’agisse d’un capteur d’activité bon marché qui reste sous la barre des 100 euros, le bracelet est agréable au toucher. Il est facile à garder propre et je l’ai trouvé pratique pour dormir. Rien ne peut s’allumer, donc on n’est distrait par rien. Il est si fin et doux qu’il ne dérange pas.
Pourtant, ce format fin a un revers. Cédric : Le seul inconvénient de sa finesse est que la fréquence cardiaque n’est parfois pas bien détectée. Quand c’est très fin, la lumière peut s’infiltrer plus facilement en dessous, ce qui donne des mesures erronées. Une montre est plus large et offre donc des mesures plus précises.
Portez-vous le bracelet au poignet ou sur le haut du bras ?
Cédric : Je l’ai principalement porté au poignet, mais je l’ai aussi essayé pendant deux jours autour du biceps. Seulement, la détection n’était pas toujours correcte. Je pense que c’est lié au gyroscope : l’orientation d’un poignet est différente de celle d’un bras, et il ne comprend pas toujours bien ce que vous faites en termes de détection automatique. J’espère qu’ils y travaillent encore, car j’ai trouvé cela très agréable.

Comment s’est déroulée l’installation de l’application Google Health ?
Katrien : L’installation de l’application Google Health associée s’est déroulée très facilement. Il fallait suivre quelques étapes pour que tout soit en ordre. La Fitbit Air devait être en charge pendant ce temps pour pouvoir se connecter. Durant le processus d’installation, on reçoit également quelques conseils, par exemple qu’il faut tapoter deux fois sur l’appareil pour voir l’état de la batterie. Cela semble étrange, car on tape simplement sur un bracelet, mais ça fonctionne. Il y a un voyant sur le côté qui indique le niveau de la batterie.
Cédric : J’ai également trouvé l’installation pratique. Il suffit de le coupler une fois, branché avec le chargeur fourni. C’est un chargeur propriétaire, pas de l’USB-C. C’est donc un chargeur unique de Google. Pour le reste, cela ne m’a pas vraiment dérangé.
L’application Google Health est-elle facile à utiliser ? Est-elle claire ?
Katrien : L’application est très claire. Toutes les informations de base comme le nombre de pas, la fréquence cardiaque, le score de sommeil, etc., sont visibles en un coup d’œil. Pour moi, la version gratuite affichait suffisamment de statistiques, sans trop de détails ni de notifications intrusives.
Cédric : Si vous prenez la version premium, vous vous retrouvez avec beaucoup d’éléments d’IA et l’application affiche peu de choses en façade. Si vous prenez la version gratuite comme Katrien, vous avez un ensemble beaucoup plus clair. Je remarque que Google y a beaucoup travaillé après le lancement. Au début, je trouvais l’application un peu désordonnée et tout n’y était pas. C’est déjà mieux, mais j’ai l’impression qu’ils cherchent encore un peu leur voie.
La détection d’activité fonctionne-t-elle correctement ?
Katrien : Il faut s’habituer à la détection automatique de l’activité car, normalement, on sélectionne l’activité via sa montre et on appuie sur start. Ici, il fallait lâcher prise et lui faire confiance pour qu’il détecte l’activité. Le bon côté, c’est que l’on peut modifier manuellement son activité après coup dans l’application Google Health. On peut aussi lancer une activité via l’application, mais je trouve cela fastidieux.

Cédric : J’ai trouvé la détection automatique assez dramatique chez moi. Pour vous donner une idée : un résumé qu’il m’a donné indiquait une bonne séance de course avec une fréquence cardiaque moyenne de 145 battements par minute et une allure de dix-sept minutes par kilomètre. Ce n’est pas courir, c’est marcher. Il n’avait pas reconnu à temps que j’avais arrêté de courir. Si votre fréquence cardiaque baisse ensuite, il doit comprendre que l’activité est terminée. Le mode totalement mains libres me semble très difficile.
Quelle est la différence entre l’abonnement de base et l’abonnement premium ?
L’appareil coûte 99,99 euros sans abonnement obligatoire, mais Google propose en complément Google Health Premium. Cet abonnement est l’endroit où réside le Google Health Coach piloté par l’IA. Il coûte 8,99 euros par mois ou 79,99 euros par an, mais il est facultatif : vous pouvez toujours enregistrer des données de base sans lui, mais vous ne bénéficierez pas d’analyses personnalisées ni d’accompagnement. Trois mois de Google Health Premium sont inclus gratuitement avec la Fitbit Air.

Cédric : J’ai pu tester la version premium et cela m’a rendu fou. Le grand argument de vente est l’accompagnement par l’IA, mais elle est très présente et bavarde. Sur dix messages, il y en a peut-être deux que je trouve intéressants, par exemple une analyse d’une nuit avec beaucoup de mouvements et une VRC basse. Mais je reçois tout aussi bien des remarques comme « belle course avec vos dix-sept minutes par kilomètre ». L’inconvénient est que l’on ne peut pas désactiver l’IA dans son aperçu. Il est possible de discuter si l’on pose soi-même une question, mais elle est tout le temps sous vos yeux avec des suggestions et des petits rapports. C’est trop pour moi.
Katrien : La version non-premium me semble alors plus intéressante. Pas de notifications ou de résumés inutiles, mais simplement vos statistiques de santé les plus importantes dans un aperçu clair. Ceux qui choisissent la simplicité de la Fitbit Air veulent probablement aussi une application simple.
Quelle est l’autonomie de la batterie ?
Katrien : La batterie dure longtemps. Après une semaine d’utilisation, la batterie est encore à 30 %. Même constat pour Cédric : j’ai tenu environ sept à huit jours. Il est important de savoir que le chargeur est très spécifique. Mais j’ai trouvé l’autonomie excellente. J’ai également reçu à temps une notification via l’application m’indiquant que je devais bientôt la charger, suffisamment à l’avance pour anticiper.

À qui s’adresse la Fitbit Air ?
Katrien : Personnellement, je ne l’achèterais pas, car je suis quelqu’un qui aime porter une montre de sport et enregistrer de nombreuses activités. Si vous voulez purement suivre des statistiques de santé, sans rien de gênant au poignet, c’est un achat idéal. C’est vraiment pour ceux qui ne veulent pas être dérangés, mais qui veulent tout de même mesurer des choses.
Cédric : Je la trouve juste assez intéressante pour qu’elle puisse être un achat impulsif. Elle est aussi assez intéressante pour convaincre les personnes qui prendraient autrement une alternative chinoise moins chère. Google n’est pas plus blanc que blanc, mais je leur fais un peu plus confiance qu’à une alternative chinoise dont on ne sait pas ce qu’il advient de ses données. Les bracelets eux-mêmes sont également abordables, et je m’attends à ce que des modèles officiels et non officiels soient rapidement disponibles en ligne.
Seulement, je ne prendrais pas le premium aujourd’hui. Il vaut mieux poser de temps en temps une question à l’IA avec quelques paramètres que vous avez vous-même sous la main. Vous en tirerez autant de bénéfices. J’espérais l’acheter, car je fais beaucoup de sport, mais pour les trajets quotidiens, je n’ai pas envie de me connecter à chaque fois sur ma montre.
L’idéal serait une solution intermédiaire : un Whoop qui détecte tout parfaitement et qui est un produit solide, mais dont le prix est absurde, face au prix compétitif de Google, qui est juste un peu en retrait sur la détection automatique. Je le recommande aux sportifs non fervents qui n’ont pas besoin de la fonction montre, car c’est important : il n’y a pas d’écran.
