Les coûts informatiques dans les hôpitaux belges ont augmenté de 54 %

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Les coûts informatiques dans les hôpitaux belges ont fortement augmenté au cours des cinq dernières années. Les hôpitaux psychiatriques, en particulier, ont connu une hausse de 74 %.

L’augmentation des coûts informatiques dans les hôpitaux belges constitue un défi majeur pour le secteur. Une enquête récente de Zorgnet-Icuro révèle que les dépenses ont augmenté de 54 % entre 2019 et 2024 dans les hôpitaux généraux. Les hôpitaux universitaires ont enregistré une hausse de 36 %, tandis que les hôpitaux psychiatriques ont dû faire face à une augmentation de pas moins de 74 %.

Dépenses informatiques par hôpital

Les coûts par lit agréé concernent notamment le dossier patient informatisé (DPI), le matériel, les licences de logiciels et la cybersécurité. En 2024, les hôpitaux généraux dépensent en moyenne 15 751 euros par lit pour linformatique, les hôpitaux universitaires 18 411 euros et les établissements psychiatriques 4 923 euros.

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Au total, les coûts informatiques pour les hôpitaux généraux et universitaires belges sélèvent à 843 millions deuros, tandis que les hôpitaux psychiatriques dépensent ensemble 73 millions deuros.

Cybersécurité

Le dossier patient informatisé représente un poste de dépenses important. Pour 2024, les hôpitaux généraux ont consacré ensemble 307 millions deuros aux systèmes DPI, alors que les recettes via le Budget des Moyens Financiers (BMF) ne sélevaient quà 62 millions deuros.

Par ailleurs, les dépenses en cybersécurité ont triplé, pour un total de 47 millions deuros pour les hôpitaux belges en 2024. Sur ce montant, seuls 12 millions deuros ont été remboursés via le BMF (le Budget des Moyens Financiers).

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Le financement actuel via le BMF est insuffisant pour couvrir laugmentation des coûts informatiques. Les hôpitaux doivent donc chercher des solutions au sein de leurs budgets existants ou en concertation avec les médecins. Sans un financement adapté, cela pourrait entraîner des coupes budgétaires dans dautres investissements liés aux soins, ce qui pourrait compromettre la qualité des soins.