AMD lance la gamme de processeurs Ryzen AI Embedded P100. Les puces sont conçues pour être intégrées dans toutes sortes d’appareils, des machines industrielles intelligentes et robots aux dispositifs médicaux.
Avec le Ryzen AI Embedded P100, AMD introduit une nouvelle famille de processeurs dits embarqués. Il s’agit de puces conçues en vue d’une intégration dans toutes sortes d’appareils, et pas seulement des serveurs ou des PC. Précédemment, AMD avait lancé des processeurs pour des applications puissantes en périphérie de réseau, tels que l’AMD Epyc 4008 Embedded. Vous trouverez principalement ces nouveaux processeurs lancés aujourd’hui dans des machines industrielles, des robots, mais aussi des dispositifs médicaux.
AMD construit ces puces sur l’architecture Zen 5, désormais très éprouvée. La gamme se compose de douze variantes, allant de quatre à douze cœurs de calcul au maximum. Le modèle phare, le Ryzen AI Embedded P185, dispose de douze cœurs cadencés à 4,8 GHz, de 8 Mo de cache L3 et d’un TDP de 28 watts.
NPU
Comme la plupart des puces AMD récentes, ces processeurs intègrent un NPU. Associés au GPU intégré, les puces délivrent ainsi jusqu’à 80 TOPS de puissance de calcul IA. Alors qu’une telle capacité n’est pas forcément très utile dans un PC ordinaire, elle est pertinente pour prendre en charge, par exemple, la vision par ordinateur pour les machines.
AMD livre les processeurs dans un boîtier ball grid array (BGA) adapté aux appareils embarqués, et assure un support logiciel pour sa propre suite ROCm. ROCm est l’alternative d’AMD à la plateforme IA de Nvidia.

La robustesse est au cœur du projet. AMD prévoit une durée de vie de dix ans pour les processeurs, et ce dans des conditions difficiles avec des températures allant de -40 °C (pour certains modèles) à 105 °C. AMD prévoit de proposer les processeurs à grande échelle dès cette année.
