La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a été victime d’un vol de données au cours duquel les informations de 678 000 particuliers et entreprises ont été consultées et extraites.
Le ministère français de l’Économie et des Finances a annoncé une fuite de données. Des pirates ont obtenu un accès non autorisé aux systèmes de la Direction générale des Finances publiques, dérobant ainsi les données de 678 000 personnes. L’incident s’est produit en juin et juillet 2026 et a été révélé lorsque l’acteur de menace a revendiqué l’attaque et mis en vente la base de données volée sur le forum de piratage PwnForums le 12 août.
En juin, l’application de messagerie interne du gouvernement français a également été touchée par une cyberattaque, exposant environ 73 000 comptes. De plus, l’agence gouvernementale française France Titres a été victime plus tôt cette année d’une fuite de données impliquant le vol de 19 millions de dossiers de citoyens.
Données fiscales
L’attaque a entraîné la consultation et le vol de données concernant 678 000 particuliers et professionnels. Il s’agissait notamment de données fiscales telles que le revenu fiscal de référence, le quotient familial, le taux de prélèvement à la source et, pour les entreprises, la raison sociale et le numéro SIREN. En outre, des données cadastrales relatives aux adresses et aux biens immobiliers ont également été consultées.
Selon la DGFiP, les espaces financiers publics des utilisateurs n’ont pas été compromis. Un détail important est que les identifiants et mots de passe des particuliers comme des entreprises n’ont pas été dérobés lors de l’incident.
Mesures de sécurité
Suite à la découverte de l’ampleur du vol de données, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises. L’accès aux systèmes sensibles a été restreint à titre préventif et une enquête plus approfondie est en cours pour déterminer la nature et l’étendue exactes des données fuitées ainsi que les victimes concernées.
La DGFiP collabore avec le ministère de l’Économie et des Finances, le Haut fonctionnaire de défense et de sécurité et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour gérer l’incident. La semaine prochaine, la DGFiP contactera directement toutes les personnes concernées pour les informer des données consultées et des éventuelles mesures de précaution nécessaires.
