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Le gouvernement français choisit Mistral

Le gouvernement français choisit Mistral

Le gouvernement français va donner accès à un million de fonctionnaires à un chatbot d’IA basé sur les modèles de Mistral.

Mistral a décroché un contrat auprès du gouvernement français. Le ministère du Budget a annoncé aujourd’hui qu’un million de fonctionnaires auront accès à un chatbot basé sur les modèles de l’entreprise. Ce déploiement à grande échelle fait suite à un projet pilote mené auprès de quelque dix mille collaborateurs et coûtera environ 700 000 euros.

La collaboration avec le gouvernement constitue une confirmation importante pour Mistral. L’entreprise française souhaite convaincre le marché européen des entreprises avec ses modèles d’IA. Elle se distingue d’OpenAI et d’Anthropic par son caractère européen et ses modèles ouverts. Mistral a récemment réussi à séduire de grands géants industriels européens tels que BMW et Airbus. Le gouvernement français ne prend pas la souveraineté à la légère : il a récemment lancé son propre logiciel de visioconférence Visio et un projet est en cours pour évincer Windows.

À cet égard, le PDG Arthur Mensch ne mâche pas ses mots. Dans des interviews et des discours, il affirme régulièrement que l’Europe court un risque sans ses propres modèles d’IA et fustige parfois la politique technologique trop stricte de l’Union européenne. L’agitation autour de Mythos d’Anthropic ne donne pas tort à Mensch.

3 milliards d’euros

Mistral est à la recherche d’investissements supplémentaires pour mieux rivaliser avec les acteurs américains. Un tour de table en cours devrait rapporter trois milliards d’euros et l’entreprise évoque également une introduction en bourse, bien qu’aucun plan ne soit encore sur la table. Mistral est aujourd’hui valorisée à près de 20 milliards d’euros, ce qui est une bagatelle comparé aux valeurs de marché (surévaluées ou non) d’OpenAI, d’Anthropic et consorts.

Le gouvernement belge mise également pleinement sur l’IA. Différents départements gouvernementaux, de l’administration à la santé en passant par la défense, ont accès à l’IA dans un environnement contrôlé. Avec Microsoft Copilot, le gouvernement belge fait un choix moins souverain.