Malgré le départ soudain et rapide du premier et unique country manager de Snowflake en Belgique, l’entreprise voit un potentiel de croissance dans le pays. Une équipe qui s’étoffe et une focalisation sur les PME en témoignent.
Snowflake braque ses projecteurs sur la Belgique. Bien que le pays n’ait plus de country manager, cela ne change rien. L’histoire récente de l’entreprise en Belgique est pourtant faite de surprises. En mars 2025, Caroline Van Cleemput a accédé au trône, jusqu’alors inexistant, de Regional Director Benelux. Van Cleemput a immédiatement positionné Snowflake avec force, par des événements, une présence claire et un passage aux tables rondes d’ITdaily.
Pas de succession au trône
Seulement voilà : un an plus tard, en mars de cette année, Van Cleemput a déjà quitté la scène. Un départ abrupt vers Fortinet dans des circonstances floues a fait perdre à Snowflake son visage belge. En Belgique, il n’y a pas eu de succession. Toutes les parties concernées restent tactiquement silencieuses sur les motivations de ce tournant inattendu.
« Cela ne signifie pas qu’il y a le moindre désinvestissement en Belgique », déclare Timo Meijrink, Head of Solutions Benelux, lors du Snowflake Summit à San Francisco. « L’année dernière, nous avons organisé notre événement Hello Belgium et ouvert notre bureau. Nous cherchons déjà un nouveau bureau avec plus d’espace. »
Croissance belge
Selon Meijrink, Snowflake mise pleinement sur la Belgique. « Nous recrutons pour faire grandir notre équipe là-bas. »
Actuellement, Meijrink compte dans son équipe avant-vente un collègue travaillant en Belgique, et un second est en cours de recrutement. Un spécialiste local de l’IA est également déjà présent, aux côtés de deux profils commerciaux. Snowflake a pour ambition de mettre sur pied, d’ici la fin de l’année, une belle équipe dédiée à la Belgique et au Luxembourg.
C’est nécessaire, reconnaît Meijrink. « Mon équipe travaille également activement sur la Belgique depuis les Pays-Bas. C’est le cas depuis des années, mais cela reste un obstacle supplémentaire. » Meijrink n’est pas aveugle aux nuances culturelles entre les deux pays.
PME et partenaires
De plus, Snowflake mise de plus en plus sur les PME. Pour l’entreprise, il s’agit de sociétés comptant environ 500 à 2 500 employés. « Ce marché est très pertinent pour nous, nous y investissons en collaborant avec nos partenaires », explique Meijrink.
Les partenaires locaux belges peuvent aider les clients à faire le premier pas et leur montrer ce que Snowflake peut leur apporter.
Timo Meijrink, Head of Solutions Benelux Snowflake
Snowflake continue de développer sa collaboration avec les partenaires locaux. « Nous avons lancé cette stratégie il y a environ un an et demi, et nous en voyons déjà les premiers bénéfices », précise Meijrink. « Les partenaires locaux belges peuvent aider les clients à faire le premier pas et leur montrer ce que Snowflake peut leur apporter. »
« Cela ne doit pas nécessairement représenter un investissement majeur », ajoute Meijrink. « On peut commencer simplement et à petite échelle. »
Avec plus d’effectifs, une collaboration plus étroite avec les partenaires et une stratégie pour les PME de taille importante, Snowflake affiche une ambition claire, y compris en Belgique. Le fait que la division belge ait perdu son visage n’y change rien.
Il n’est pas certain qu’un country manager belge réapparaisse rapidement. « Je ne sais pas si c’est l’intention », admet Meijrink diplomatiquement. « Nous travaillons sur la stratégie pour le prochain exercice fiscal, et elle prévoit plus d’autonomie, également pour la Belgique. »
