Itdaily - IBM encaisse un coup dur en bourse : un signe avant-coureur ?

IBM encaisse un coup dur en bourse : un signe avant-coureur ?

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Les actions d’IBM plongent après un avertissement sur les résultats. Les investisseurs se demandent si IBM prendra le train de l’IA à temps.

Hier a été une mauvaise journée pour ceux qui détiennent des actions IBM dans leur portefeuille, ou qui portent un regard favorable sur l’entreprise. Les actions d’IBM ont connu une chute historique de pas moins de 25 %. Il fallait remonter avant 1990 pour trouver une journée boursière aussi médiocre pour la société.

La raison en est un avertissement sur les résultats lancé par le PDG Arvind Krishna. Lors d’un tel avertissement, une entreprise admet qu’elle n’atteindra pas les objectifs de profit fixés. « Ce trimestre, nous n’avons pas été performants », a déclaré un Krishna d’une honnêteté désarmante au Financial Times.

Mainframes et logiciels

Un mauvais trimestre peut arriver aux meilleures entreprises, mais les investisseurs voient en IBM un signe avant-coureur. Aujourd’hui, l’entreprise reste principalement associée aux mainframes et à l’infrastructure informatique classique. Avec les acquisitions majeures de Red Hat, HashiCorp et plus récemment de la plateforme de données Confluent, le logiciel a pourtant pris une place plus centrale dans le portefeuille d’IBM ces dernières années.

Pourtant, les principales branches d’activité d’IBM sont sous pression depuis un certain temps à cause de l’IA. Le chiffre d’affaires de la division infrastructure, dont dépendent les mainframes, a chuté de 7 % au deuxième trimestre. Les mainframes constituent encore aujourd’hui une source de revenus importante pour IBM, qui reste l’un des seuls acteurs à assurer la maintenance des mainframes et même à lancer de nouveaux modèles. La division logicielle s’en est mieux sortie avec une hausse de 5 % de son chiffre d’affaires.

Vieille garde contre nouvelle génération

Ces derniers mois, le gros des budgets informatiques n’est pas allé vers les secteurs où IBM est fortement représenté, mais vers les puces, les serveurs et le stockage, portés par les fortes hausses de prix du matériel lié à l’IA. Krishna admet qu’IBM a sous-estimé ce changement et n’a pas suffisamment anticipé. IBM devient ainsi presque le symbole de la « vieille garde » mise à l’épreuve par la « nouvelle génération » des entreprises d’IA. Anthropic estime pouvoir rapidement rendre les mainframes d’IBM obsolètes.

Le vieux renard n’a pas encore perdu tous ses tours. Avec Bob, il s’implique pleinement dans le développement de logiciels pilotés par l’IA. Bob semble toutefois devoir encore convaincre le grand public qu’IBM peut également jouer un rôle sur la scène mondiale de l’IA. IBM pourra-t-il inverser la tendance rapidement ?