Itdaily - La Maison-Blanche et Anthropic sont (à nouveau) en désaccord sur l’accès à Mythos

La Maison-Blanche et Anthropic sont (à nouveau) en désaccord sur l’accès à Mythos

Claude Mythos
Claude Mythos

Anthropic souhaite donner accès au modèle Claude Mythos à davantage d’organisations, mais cela n’est pas du goût du gouvernement américain.

Anthropic et la Maison-Blanche ont trouvé un nouveau point de discorde. Après des tentatives de rapprochement prudentes, les deux parties sont désormais en désaccord sur l’accès à Claude Mythos, le modèle de sécurité très discuté. Anthropic souhaite ouvrir son modèle à davantage de parties, mais la Maison-Blanche n’est pas d’accord.

Depuis son lancement il y a un mois, Anthropic garde Claude Mythos à huis clos. Cela doit empêcher que le modèle ne tombe entre de mauvaises mains. Pour l’instant, 70 parties approuvées, principalement issues des secteurs public et technologique, ont accès au modèle. Anthropic souhaite désormais autoriser cinquante parties supplémentaires.

La Maison-Blanche ne voit pas cela d’un bon œil, et pas seulement pour des raisons de sécurité. Plusieurs services gouvernementaux américains utilisent le modèle Claude Mythos. Certaines sources au sein du gouvernement ont confié au Wall Street Journal qu’Anthropic ne dispose pas des capacités de calcul nécessaires pour absorber l’utilisation croissante de Mythos.

Rapprochement prudent

Anthropic est en conflit avec le gouvernement américain depuis un certain temps, après qu’un différend sur l’utilisation éthique de l’IA a envenimé ses relations avec le Pentagone. L’entreprise d’IA souhaitait des restrictions sur l’utilisation de ses modèles d’IA dans un contexte militaire, tel que la surveillance de masse et le développement d’armes autonomes. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a jugé ces exigences si inappropriées qu’il a immédiatement placé Anthropic sur la liste des risques pour la sécurité nationale.

Le lancement de Claude Mythos a quelque peu rapproché Anthropic et la Maison-Blanche. Le gouvernement a été tellement impressionné par les capacités du modèle qu’il était prêt à ignorer son propre embargo. Cet embargo gouvernemental reste pour l’instant en vigueur, malgré les actions en justice d’Anthropic.

Désormais, la Maison-Blanche veut s’immiscer dans la question de savoir qui a accès ou non à Claude Mythos. Que le gouvernement veuille ce contrôle n’est peut-être pas tout à fait excessif dans cette affaire. Il s’avère qu’Anthropic ne maîtrise pas totalement la diffusion du modèle, après qu’il est apparu que des « utilisateurs non autorisés » y avaient trouvé leur chemin. Il pourrait bien s’agir de hackers d’une nation peu amicale envers les États-Unis.