Il n’y aura pas, pour l’instant, de facturation basée sur la consommation de jetons pour le SDK Claude Agent. Ces changements auraient probablement entraîné des coûts plus élevés pour les utilisateurs.
Anthropic a informé les développeurs par e-mail que les modifications du système de facturation pour le SDK Claude Agent sont (provisoirement) abandonnées. En mai, Anthropic avait annoncé que l’utilisation de l’agent d’IA autonome serait désormais calculée sur la base de jetons, à l’instar de GitHub Copilot. Les changements devaient entrer en vigueur le 15 juin, mais Anthropic revient aujourd’hui sur cette décision.
Il est possible qu’Anthropic ait tiré les leçons de l’expérience de GitHub. Le nouveau système de facturation n’est pas vraiment du goût des utilisateurs de GitHub. Chaque requête est convertie en un coût par jeton, basé sur les jetons d’entrée, de sortie et mis en cache. Pour de nombreux utilisateurs, cela s’est traduit presque immédiatement par une facture plus élevée. Le système de calcul est si complexe qu’il est impossible pour l’utilisateur d’estimer combien de jetons une commande lui coûtera.
Anthropic met le plan de facturation au frigo pour le moment afin de « mieux accompagner les utilisateurs dans la création avec les abonnements Claude », peut-on lire dans l’e-mail qu’Ars Technica a pu consulter.
Coûts élevés, faibles profits
À terme, il est très probable que les choses évoluent. Anthropic, comme toute grande entreprise d’IA, est confrontée à des coûts élevés pour la maintenance de ses modèles. Avec des outils plus avancés tels que le SDK Claude Agent, le rapport entre les coûts et les revenus n’a fait que se déséquilibrer davantage. Selon le système d’abonnement actuel, les simples questions par chat coûtent autant que les sessions de codage complexes.
Les changements doivent donc avant tout profiter à Anthropic. Alors que l’entreprise vise une introduction en bourse, elle sera jugée plus sévèrement sur sa rentabilité. Pour l’instant, de belles promesses de profits se comptant en milliards suffisent à apaiser les investisseurs, mais il reste à voir si cela durera si ces promesses ne sont pas tenues.
